L’Iran a annoncé mercredi le report des funérailles nationales du guide suprême Ali Khamenei, initialement prévues dans la soirée à Téhéran.
La télévision d’État a indiqué que la cérémonie d’adieu à « l’imam martyr » a été reportée en raison de l’affluence attendue. La nouvelle date sera annoncée ultérieurement.
Un hommage devait être rendu mercredi soir dans la capitale iranienne devant la dépouille d’Ali Khamenei, décédé à l’âge de 86 ans dans une frappe. Il doit être inhumé dans la ville sainte de Machhad, au nord-est du pays, dont il est originaire.
Depuis samedi 28 février, Téhéran est la cible de bombardements menés par les États-Unis et Israël, visant notamment des infrastructures militaires et gouvernementales. Les autorités iraniennes n’ont toutefois pas établi de lien direct entre ces frappes et le report de la cérémonie.
Selon Mohsen Mahmoudi, responsable de l’organisation des funérailles, la décision a été prise en raison des nombreux appels à travers le pays et de la participation attendue de millions de personnes, nécessitant des infrastructures adaptées.
Par ailleurs, selon le journal The New York Times, Ali Khamenei aurait désigné l’an dernier trois personnalités susceptibles de lui succéder : le chef du pouvoir judiciaire Gholam-Hossein Mohseni-Ejei, son chef de cabinet Ali Asghar Hejazi, dont la mort aurait été annoncée lors de récentes frappes et Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique.
Toujours selon le journal américain, Khamenei aurait écarté son fils Mojtaba de la liste des successeurs potentiels, affirmant ne pas vouloir que la fonction de guide suprême devienne héréditaire.





