La crise entre les avocats et le ministère de la Justice connaît un début d’apaisement. Le chef du gouvernement a décidé de suspendre la transmission du projet de loi 66.23 au Parlement et d’ouvrir une nouvelle phase de concertation. À la suite de cette initiative, les avocats ont annoncé la reprise du travail à partir du 16 février.
Le différend portait sur le projet de loi encadrant la profession d’avocat. Face aux tensions croissantes, le chef du gouvernement a choisi de ne pas engager, pour l’instant, la procédure législative. Le texte sera examiné au sein d’une commission mixte placée sous la supervision de la Primature. Cette commission réunira des représentants du gouvernement et de l’Association des barreaux du Maroc afin de discuter des points contestés.
Cette décision fait suite à une réunion tenue mercredi entre le chef du gouvernement et le président de l’Association. Les deux parties ont évoqué les désaccords accumulés ces dernières semaines et se sont accordées sur la nécessité de rouvrir le dialogue.
Jusqu’à présent, le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, défendait le transfert du texte au Parlement malgré l’opposition des instances professionnelles. En réponse, les avocats avaient lancé un mouvement de protestation et boycotté plusieurs activités liées au ministère, provoquant un ralentissement notable dans les tribunaux.
L’Association des barreaux du Maroc considère l’intervention du chef du gouvernement comme un signal d’apaisement. Elle estime que cette démarche peut contribuer à restaurer la confiance et à préserver les principes fondamentaux de la profession, notamment son indépendance et les garanties juridiques qui l’encadrent.
La commission mixte tiendra sa première réunion le 13 février 2026. Les avocats sont appelés à reprendre leurs activités dès le lundi 16 février, mettant ainsi fin à plusieurs semaines de mobilisation.





