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Enquête en cours: La DGSN dément les allégations

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La Direction générale de la sûreté nationale a démenti, lundi, les informations publiées par le quotidien français Le Figaro, faisant état d’un supposé retard dans l’enquête sur la disparition d’un ressortissant français à Rabat en 2024. L’institution assure que l’enquête est toujours en cours et menée dans le strict respect des procédures légales.

Dans un communiqué, la Direction générale de la sûreté nationale indique que l’article contient plusieurs inexactitudes et des allégations infondées, notamment celles évoquant une absence de réponse des enquêteurs aux sollicitations de la famille. Cette mise au point vise, précise la même source, à informer l’opinion publique et à rétablir les faits, tout en respectant les règles encadrant la communication dans une affaire judiciaire toujours ouverte.

La disparition a été signalée le 13 avril 2024 auprès de la préfecture de police de Rabat. Les premières investigations menées par la police judiciaire, avec l’appui des techniciens de la scène de crime, n’ont révélé aucun élément laissant supposer une infraction pénale. Aucune trace d’effraction ou de vol n’a été constatée, et les effets personnels, le matériel électronique ainsi qu’une somme d’argent appartenant à la personne disparue ont été retrouvés sur place.

Afin d’examiner l’éventualité d’une piste criminelle, les investigations ont été approfondies. Des expertises ont été réalisées dans l’appartement du disparu ainsi que dans celui d’une personne l’ayant accompagné avant sa disparition, avec le soutien du Laboratoire national de police scientifique et technique. Des prélèvements ADN ont également été effectués, sans qu’aucun élément probant ne soit identifié.

Sur instruction du parquet compétent, l’enquête a ensuite été confiée à la Brigade nationale de la police judiciaire, basée à Casablanca. Plus de 60 auditions ont été menées auprès de personnes ayant été en contact avec le disparu ou appartenant à son entourage. Des analyses techniques ont également porté sur ses équipements électroniques, sans permettre de déterminer sa localisation.

Les déplacements du ressortissant français à Tétouan et Chefchaouen ont été retracés, et des investigations ont été menées sur place. Par ailleurs, des réquisitions ont été adressées aux opérateurs de télécommunications, aux établissements bancaires et à plusieurs administrations, portant sur ses communications, ses transactions financières et l’utilisation d’un véhicule immatriculé à l’étranger. Ces démarches n’ont révélé aucun élément suspect.

La Direction générale de la sûreté nationale précise également que la famille du disparu a été reçue à plus de cinq reprises par les services de police à Rabat, régulièrement informée de l’évolution de l’enquête, et que les effets personnels de leur fils leur ont été restitués conformément aux instructions du parquet.

À la suite de signalements transmis par l’officier de liaison français au Maroc, plusieurs équipes de recherche ont été mobilisées dans différentes villes, notamment Casablanca, Fès et certaines zones du Haut Atlas. Ces vérifications ont permis d’écarter toute confusion avec d’autres personnes signalées.

Concernant l’hypothèse d’une radicalisation religieuse évoquée par Le Figaro, la Direction générale de la sûreté nationale précise que les investigations menées en coordination avec la Direction générale de la surveillance du territoire n’ont établi aucun lien avec des milieux extrémistes.

La Direction générale de la sûreté nationale conclut en affirmant que l’enquête se poursuit sous la supervision des autorités judiciaires compétentes, la dernière mesure légale ayant été engagée le 20 janvier 2026.

poup

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