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Virus Nipah: Pourquoi l’Inde est en alerte ?

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L’Inde fait face à plusieurs cas confirmés ou suspectés d’infection au virus Nipah, une maladie rare mais potentiellement très mortelle. Selon les autorités sanitaires, cinq cas auraient été recensés à ce stade, dont deux soignants contaminés dans un hôpital de l’État du Bengale-Occidental.

Le 10 janvier, une jeune infirmière et un infirmier présentant des symptômes graves, notamment neurologiques et respiratoires, ont été admis à l’All India Institute of Medical Sciences. Les analyses ont confirmé la présence du virus Nipah, probablement transmis par un patient hospitalisé. Si l’état de l’un des soignants s’est amélioré, l’autre reste dans un état critique, illustrant la dangerosité de ce virus.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité lié au virus Nipah peut varier entre 40 % et 75 %.

Un virus transmis de l’animal à l’homme

Le virus Nipah est une zoonose, c’est-à-dire une maladie transmise de l’animal à l’humain. Son réservoir naturel est la chauve-souris frugivore, notamment du genre Pteropus. Le virus est présent dans l’urine, la salive ou les excréments de ces animaux.

La contamination humaine peut se faire directement, mais aussi par l’intermédiaire d’animaux infectés, en particulier les porcs, chez lesquels le virus est très contagieux. D’autres animaux domestiques peuvent également être touchés.

La transmission entre humains est également possible, notamment par contact avec les sécrétions d’une personne malade. Les établissements de santé sont donc considérés comme des lieux à risque élevé, comme l’ont montré plusieurs épidémies passées, notamment au Bangladesh.

Des symptômes parfois fulgurants

L’infection peut être asymptomatique, mais elle provoque le plus souvent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vomissements et des maux de gorge. Dans les formes graves, la maladie évolue rapidement vers une encéphalite aiguë, avec troubles de la conscience, convulsions et parfois coma en moins de 48 heures.

Parmi les survivants, environ 20 % gardent des séquelles neurologiques durables.

Aucun traitement spécifique à ce jour

Il n’existe actuellement ni vaccin ni traitement antiviral spécifique contre le virus Nipah. La prise en charge repose uniquement sur des soins de soutien. La prévention reste donc le principal moyen de lutte contre la maladie.

Les autorités sanitaires recommandent notamment d’éviter la consommation de fruits contaminés par les chauves-souris, de renforcer l’hygiène dans les élevages de porcs et d’appliquer des mesures strictes de protection dans les hôpitaux. En cas de foyer animal, la mise en quarantaine et l’abattage peuvent être nécessaires.

Face au risque de transmission interhumaine, les autorités indiennes redoublent de vigilance afin d’éviter une propagation plus large de ce virus à fort potentiel épidémique.

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