Réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU pour discuter de la crise humanitaire à Gaza après l’appel de Guterres.

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Le Conseil de sécurité des Nations unies devrait se réunir demain, vendredi, pour discuter des conséquences de la guerre à Gaza qui a éclaté il y a deux mois. Cette réunion intervient après que le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a officiellement exhorté le Conseil composé de 15 membres à « utiliser tout son pouvoir » pour éviter une « catastrophe humanitaire » dans la région.

Dans une démarche rare, Guterres a invoqué l’article 99 de la Charte des Nations unies, permettant au Secrétaire général de soumettre toute question qu’il considère comme une menace pour « la paix et la sécurité internationales » au Conseil de sécurité. C’est la première fois qu’il prend une telle mesure depuis qu’il a pris la présidence des Nations unies en 2017.

Face à l’augmentation rapide des pertes humaines à Gaza et en Israël au cours d’une période relativement courte, Guterres a adressé une lettre au président du Conseil de sécurité, activant pour la première fois l’article 99, rarement utilisé dans de telles situations. Dans sa lettre au Conseil de sécurité, Guterres a averti du risque d’effondrement du système humanitaire, soulignant la nécessité d’éviter que la situation ne dégénère en une catastrophe irréversible pour les Palestiniens et pour la paix et la sécurité dans la région.

Cette initiative fait suite à l’aggravation des conditions humanitaires à Gaza depuis la fin du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas début décembre, avec une perturbation de la capacité des Nations unies à fournir de l’aide en raison de plusieurs facteurs, notamment la coupure des communications et les hostilités en cours.

En réaction à cette mesure, les Émirats arabes unis et la Russie ont appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, soulignant la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat pour des raisons humanitaires. L’Union européenne a confirmé son soutien à Guterres et les a encouragés à agir pour éviter un effondrement total de la situation humanitaire à Gaza.

Israël s’est opposé à cette initiative, l’ambassadeur israélien aux Nations unies qualifiant la lettre de « nouvelle décadence morale ». En revanche, le ministre israélien des Affaires étrangères a appelé à l’annulation du visa de la coordinatrice des affaires humanitaires des Nations unies, Lynn Hastings.

En réponse à la détérioration de la situation humanitaire, les États-Unis ont exhorté Israël à éviter les pertes civiles et à permettre l’entrée de davantage d’aide à Gaza. Cependant, jusqu’à présent, ils n’ont pas appelé à un arrêt complet des hostilités, soulignant le droit d’Israël à se défendre après l’attaque menée par le Hamas en octobre.

poup

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