Les souffrances des personnes déplacées dues au manque d’eau et aux maladies s’aggravent dans le nord de la Syrie

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Les souffrances des Syriens déplacés dans le nord-ouest du pays se sont aggravées, car ils souffrent d’une grave pénurie d’eau et de services d’assainissement en raison de l’arrêt du soutien des organisations humanitaires en raison d’une baisse des financements. Ces personnes déplacées vivent dans des conditions difficiles sous la chaleur intense de l’été, ce qui accroît les besoins en eau et en services de santé.

La souffrance des déplacés

Hussein Al-Naasan, l’une des personnes déplacées du camp de Sarmada, près de la frontière turque, exprime son extrême souffrance pour fournir de l’eau à sa famille, car il est contraint de partager un réservoir d’eau avec trois autres familles. Al-Naasan souligne que l’arrêt de l’approvisionnement en eau et des paniers de secours des organisations exacerbe leurs souffrances, et décrit cela comme une tentative de « tuer lentement les déplacés ».

Causes de la crise

La crise de pénurie d’eau et d’accumulation de déchets dans les camps est due au fait que de nombreuses organisations ont cessé de fournir leurs services en raison d’une baisse du financement des donateurs. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, plus de 4 millions de personnes dans le nord-ouest de la Syrie ont besoin d’une aide dans le secteur de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, mais ce secteur est le moins financé.

Conditions dans les camps

Les zones hors du contrôle du gouvernement syrien à Idlib et ses environs abritent plus de 5 millions de personnes, dont la majorité sont déplacées, dépendant de l’aide alimentaire, médicale et logistique fournie par les organisations locales et internationales. Selon les Nations Unies, 41 % des camps (460 camps sur 1 100) manquent de services de base en matière d’eau, d’assainissement et d’hygiène.

Besoin urgent d’un soutien financier

Les Nations Unies s’attendent à ce que les services vers 111 autres camps soient interrompus d’ici la fin septembre prochain, soulignant le besoin urgent d’augmenter le soutien financier pour maintenir les opérations humanitaires de base dans la région. Les enfants de ces camps sont obligés d’aller chercher de l’eau avec des moyens primitifs, ce qui reflète la situation tragique vécue par les personnes déplacées.

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