Le Gabon réaffirme son soutien à l’Initiative marocaine pour le Sahara marocain

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Le Gabon a réaffirmé son soutien à l’Initiative marocaine d’autonomie pour le Sahara, la qualifiant de « solution basée sur le consensus » pour mettre fin au conflit régional autour du Sahara marocain. Lors de la 24e session ordinaire du Comité des 24 (10-21 juin en cours), Jean Pierre Hymery Dombenin Nzengui, Premier conseiller à la mission permanente du Gabon auprès des Nations Unies, a souligné que son pays soutenait « l’Initiative marocaine d’autonomie, qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de sécurité dans ses résolutions depuis 2007 ».

Il a affirmé que cette initiative constitue « la solution consensuelle pour régler ce conflit régional, conforme au droit international, à la Charte des Nations Unies ainsi qu’aux résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale ».

Dans ce contexte, le diplomate a souligné la dynamique croissante du soutien international au plan marocain d’autonomie, avec plus de 107 pays exprimant leur appui à cette initiative. Il a salué l’ouverture d’environ trente consulats généraux de pays arabes, africains, américains, asiatiques et d’organisations régionales à Laâyoune et Dakhla, visant à stimuler les opportunités économiques et sociales offertes par le Sahara marocain en tant que pôle de développement, de stabilité et de rayonnement dans les espaces méditerranéen, atlantique et africain.

Le diplomate a également mis en avant la participation des représentants du Sahara marocain, réélus démocratiquement lors des élections du 8 septembre 2021, aux travaux de cette 24e session ordinaire du Comité des 24, ainsi qu’aux séminaires régionaux de ce même Comité, notamment celui tenu à Caracas du 14 au 16 mai dernier, et aux tables rondes à Genève.

Il a également salué le développement socio-économique que connaît le Sahara marocain grâce aux investissements et aux projets réalisés dans le cadre du nouveau modèle de développement lancé en 2015, notant que cette dynamique a largement contribué à l’autonomisation des populations et à l’amélioration des indices de développement humain dans les régions du sud du Royaume.

Sur le plan des droits de l’homme, le diplomate gabonais a souligné les réalisations importantes du Maroc, saluées par les résolutions du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 2703, en renforçant le rôle des deux commissions régionales du Conseil national des droits de l’homme à Laâyoune et Dakhla, ainsi que la coopération bilatérale avec le Haut-Commissariat aux droits de l’homme et les organes des traités et procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

Il a également exprimé la satisfaction du Gabon quant au respect total du Maroc du cessez-le-feu au Sahara marocain et sa coopération complète et continue avec la MINURSO, tout en appelant le « Polisario » à revenir au respect du cessez-le-feu, à lever les restrictions injustifiées sur la liberté de mouvement de la MINURSO et à permettre à celle-ci de ravitailler ses positions à l’est du mur de défense au Sahara marocain.

Le diplomate gabonais a également salué les efforts déployés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara marocain, Staffan de Mistura, visant à faciliter la relance du processus politique sous l’égide exclusive du Secrétaire général, notamment ses visites à Rabat, Alger et Nouakchott.

Dans ce cadre, le Gabon a réitéré son appel à la reprise rapide des tables rondes dans le même format et avec les mêmes participants, à savoir le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le « Polisario », conformément à la résolution 2703 du Conseil de sécurité.

Le diplomate a exhorté les parties à continuer de s’engager tout au long du processus politique en vue de parvenir à une solution politique réaliste, durable et basée sur le consensus au conflit régional autour du Sahara marocain, comme l’a également demandé le Conseil de sécurité.

En outre, le diplomate gabonais a exprimé la « profonde préoccupation » de son pays concernant la situation des habitants des camps de Tindouf, au sud-ouest de l’Algérie, en particulier des femmes et des enfants, condamnant en même temps les violations de leurs droits fondamentaux. Il a souligné la nécessité de les enregistrer et de les recenser conformément au droit humanitaire international et au mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi qu’aux recommandations du Secrétaire général de l’ONU et à toutes les résolutions du Conseil de sécurité depuis 2011, y compris la résolution 2703.

Il a rappelé que le Gabon condamne les détournements commis par le « Polisario », qui non seulement privent les habitants des camps de Tindouf de leurs droits mais s’approprient également l’aide humanitaire internationale pour s’enrichir personnellement et acheter des armes, comme le démontrent plusieurs rapports, dont le dernier en date est celui du Programme alimentaire mondial publié en janvier 2023 sous le titre « Rapport sommaire d’évaluation de la stratégie provisoire de l’Algérie (2019-2022) » et le rapport de l’Office européen de lutte antifraude pour l’année 2015.

poup

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