la BAD appelle à une combinaison des politiques à CT et à MLT

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La Banque africaine de développement (BAD) a appelé à combiner les politiques à court terme (CT) et à moyen et long terme (MLT) pour accélérer la croissance économique de l’Afrique.

Dans son rapport sur les Perspectives économiques en Afrique 2023, publié en marge des 58èmes assemblées annuelles de la Banque, organisées à Charm el-Cheikh, la BAD estime que pour faire face aux contraintes menaçant la reprise en Afrique, il faudra une combinaison de politiques visant à maîtriser l’inflation tout en accélérant le rythme de la croissance.

A court terme une politique monétaire anti-inflationniste clairement communiquée, soutenue par une politique budgétaire prudente, permettra de réduire l’inflation plus rapidement et à moindre coût pour l’économie, relève la Banque, notant que des politiques macroprudentielles, telles que des réserves de capitaux et de liquidités, complétant les mesures de politique monétaire, seront nécessaires pour faire face aux risques pesant sur la stabilité financière et maintenir la stabilité des prix.

Une stratégie de traitement de la dette coordonnée entre les créanciers officiels et privés est essentielle pour éviter une crise de la dette, compte tenu du resserrement des conditions financières mondiales et de l’accumulation des paiements au titre du service de la dette, souligne la même source.

A moyen et long terme, il est essentiel, selon la BAD d’intensifier la mobilisation des recettes nationales pour rétablir la viabilité budgétaire et financer une croissance inclusive et un développement durable et d’adopter des politiques industrielles stratégiques pour accélérer la diversification économique en Afrique afin de limiter les effets récurrents des chocs mondiaux.

“La stimulation du commerce régional permettrait à l’Afrique de mieux résister aux retombées du ralentissement économique mondial et de réduire les déficits commerciaux persistants”, indique le rapport, soulignant que la réforme de l’architecture mondiale de la finance et de la dette réduirait le coût, le temps et les complications juridiques liés à la restructuration de la dette des pays africains.

Et de souligner que les réformes de la gouvernance devraient renforcer la gestion des finances publiques pour faire face à l’augmentation de la dette et à l’étroitesse de la marge de manœuvre budgétaire.

L’Afrique devrait enregistrer une croissance de 4% en 2023 et 4,3% en 2024, reflétant la résistance continue du continent aux chocs.

Les Assemblées annuelles sont l’événement le plus important de la BAD. Elles réunissent environ 3.000 délégués et participants chaque année.

Elles permettent à l’Institution de faire le point, avec ses actionnaires, sur les progrès réalisés et constituent un forum unique d’échange sur des questions clés concernant le développement de l’Afrique pour les représentants des gouvernements, des entreprises, de la société civile, des groupes de réflexion, des universités et des médias.

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