Khartoum et Riyad discutent de la reprise des négociations de Djeddah pour mettre fin à la guerre au Soudan

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Le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan, a discuté avec le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères, Walid bin Abdul Karim Al-Khereiji, de la reprise des négociations de Djeddah pour mettre fin à la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide.

Un communiqué du Conseil de souveraineté soudanais indique qu’Al-Burhan a rencontré Al-Khuraiji, arrivé dans la ville de Port-Soudan, à l’est du pays, pour une visite officielle d’une durée indéterminée. Le communiqué indique que les discussions ont porté sur l’appel à la reprise de la plateforme de Djeddah, et Al-Burhan a affirmé la volonté du Soudan de faire de cette plateforme un succès, soulignant la nécessité de mettre en œuvre ce qui a été convenu en mai 2023. Le communiqué a également souligné l’importance de élargissant la base de facilitateurs (médiateurs) dans les négociations de Djeddah, et Al-Burhan a exprimé ses réserves quant à la présence de toute partie soutenant les milices rebelles (Rapid Support).

Au cours de la réunion, le vice-ministre saoudien des Affaires étrangères a souligné l’intérêt du Royaume d’Arabie saoudite pour la sécurité et la stabilité du Soudan, soulignant le soutien du Royaume au Soudan, considérant que sa stabilité affecte directement la sécurité et la stabilité de la région.

Depuis le 6 mai 2023, Riyad et Washington parrainent des pourparlers entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide, qui ont abouti le 11 mai au premier accord à Djeddah entre les deux parties pour s’engager à protéger les civils. Cependant, des violations et des échanges d’accusations ont eu lieu entre les deux parties, ce qui a incité les médiateurs à suspendre les négociations.

Depuis la mi-avril 2023, l’armée soudanaise, dirigée par Al-Burhan, et les Forces de soutien rapide, dirigées par Mohamed Hamdan Dagalo (Hemedti), mènent une guerre qui a fait environ 15 000 morts et environ 10 millions de déplacés et de réfugiés, selon les Nations Unies. Les appels de l’ONU et de la communauté internationale se sont multipliés pour que le Soudan évite une catastrophe humanitaire qui pourrait pousser des millions de personnes à la famine et à la mort en raison des pénuries alimentaires dues aux combats qui se sont étendus à 12 des 18 États du pays.

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